JEUX OLYMPIQUES 2008
PAGE SPÉCIALE SUR LES ÉVÊNEMENTS AU TIBET ET AUTOUR DU PARCOURS DE LA FLAMME
Jeux 2008
Dessin de Marc Bati


Dessin de Maester


Dessin de Alexandre Ballaman


Dessin de Alexandre Ballaman


Dessin de Marc Bati


Dessin de Christian Arnould


Dessin de Mikael-Kowalski


Dessin de Oliv


Dessin de Romaou


Dessin de Marc Ingrand


Dessin de Oliv
Haut de page
Négociations dans l'impasse entre Pékin et les Tibétains en exil
Nicolas Sarkozy devait rencontrer, mercredi 9 juillet, en marge du sommet du G8, au Japon, son homologue chinois Hu Jintao pour indiquer qu'il assistera à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin. M. Sarkozy avait, au printemps, implicitement conditionné sa venue à la reprise du dialogue entre le dalaï-lama et le pouvoir chinois. Si le chef de l'Etat confirme sa présence à Pékin, le 8 août, il lui sera néanmoins malaisé de justifier cette décision. Certes, des envoyés du chef du gouvernement tibétain en exil et de hauts responsables du Parti communiste chinois se sont rencontrés à deux reprises. Mais les discussions entre Pékin et Dharamsala, la "capitale" tibétaine de l'exil, située dans l'Himalaya indien, sont dans l'impasse. Au vu de l'ampleur des problèmes sino-tibétains à régler cinquante-huit ans après la "libération pacifique" du Tibet par les troupes de Mao Zedong et près de trois mois après les émeutes de Lhassa, on ne pouvait certes pas s'attendre à des miracles. Si l'on a pu déceler un léger changement de ton de certains médias officiels à l'égard du chef spirituel tibétain, de nouveau gratifié de son titre de "14e dalaï-lama", la position chinoise sur le Tibet n'a pas varié. En fin de semaine dernière, l'un des deux négociateurs du dalaï-lama assurait même que les dernières rencontres sino-tibétaines, à Pékin le 1er juillet, "ont été les plus difficiles" jamais tenues. Lyodi Gari, le négociateur tibétain en chef, accompagné de trois collègues, s'est entretenu pendant deux jours avec le ministre Du Qinglin, chef du "département du front uni" du Parti communiste. Ce dernier a accusé le dalaï-lama d'avoir mûri de longue date la préparation d'émeutes destinées à "saboter" les Jeux olympiques.

"GAGNER DU TEMPS"
"Ces allégations sont sans fondement", a martelé M. Gari à son retour en Inde. Il a ajouté, selon l'AFP, qu'il y a "un sentiment grandissant parmi les Tibétains que la tactique des Chinois consiste à gagner du temps. Et nous avons dit à nos interlocuteurs chinois que l'on commence à être d'accord avec cette interprétation"... Le séjour de la délégation tibétaine semble bien avoir été en pure perte même si les deux parties ont convenu de se revoir "après les Jeux olympiques". La pression internationale sera alors retombée et le pouvoir chinois sera en position de force face aux Tibétains. Les envoyés du dalaï-lama avaient espéré un geste de Pékin, notamment l'arrêt des séances d'"éducation patriotique" durant lesquelles les moines doivent dénoncer le chef de l'église bouddhiste du Tibet. Il n'en fut rien. sources: Bruno Philip LE MONDE | 08.07.08

30 juin 2008. L’émissaire spécial de Sa Sainteté le Dalaï Lama, M. Lodi Gyaltsen Gyari, et l’émissaire M. Kelsang Gyaltsen arrivent en Chine aujourd’hui pour une septième rencontre formelle avec les représentants du gouvernement chinois. Ils seront accompagnés par Ms. Sonam N. Dagpo et Bhuchung K. Tsering, tous deux membres de la Task Force des négociations sino-tibétaines et de M. Jigmey Passang qui fait partie du secrétariat de la Task Force tibétaine.
Le 4 mai 2008, lors de la rencontre informelle entre les émissaires de Sa Sainteté le Dalaï Lama et les représentants des autorités chinoises à Shenzhen en Chine, il avait été convenu de poursuivre le processus de dialogue lancé en 2002 par une septième rencontre formelle, à une date restant à convenir. Cette rencontre intervient à un moment critique.
Sa Sainteté le Dalaï Lama a donné des instructions à ses émissaires, leur recommandant de faire tous les efforts nécessaires afin qu’émerge un progrès tangible de ces discussions pour résoudre la situation difficile du peuple tibétain dans sa propre patrie. Nous espérons que cette rencontre permettra de contribuer à la résolution de la question en suspens depuis longtemps, par la voie du dialogue, dans l’intérêt de la stabilité, de l’unité et de l’harmonie de toutes les nationalités de la République populaire de Chine. La présente rencontre aura lieu du 1er au 2 juillet à Pékin. sources: BUREAU DU TIBET

JO: la flamme olympique est attendue au Tibet samedi 18 juin 2008 PEKIN (AFP) — La flamme olympique fera une halte d'un jour au Tibet, en passant samedi par la capitale de la région autonome, Lhassa, a confirmé mercredi le comité d'organisation des JO de Pékin. La Chine avait initialement prévu un parcours de trois jours au Tibet, du 19 au 21 juin, mais avait modifié son calendrier après le séisme meurtrier dans le Sichuan (sud-ouest) en mai…
A l’ombre du Tibet, le calvaire des Ouïgours 18 juin 2008 (La Tribune de Genève) — Loin, très loin, des projecteurs braqués sur le Toit du Monde, la flamme olympique parcourt jusqu’à samedi les terres musulmanes de la région autonome du Xinjiang, aux confins du nord-ouest chinois.… Ainsi, des vagues d’arrestations se sont abattues sur les villes que traverse la flamme olympique. Et la torche parcourt des rues désertes…

Le Tibet sacrifié sur l'autel des JO par Claude B. Levenson - Le Nouvel Observateur
Frappantes, ces images d'une «société harmonieuse» version Hu Jintao, le président chinois : soldats en tenue de combat assiégeant des moines en prière dans leur monastère; véhicules blindés patrouillant dans les rues de Lhassa, silencieuse sous le choc; policiers casqués, bouclier au coude et gourdin brandi sus aux civils en rangs serrés derrière un drapeau tibétain toutes couleurs déployées... Puis cette autre image, passée en boucle à la télévision chinoise, d'un cycliste (chinois ?) à terre malmené par quelques adolescents (tibétains ?) visiblement énervés, suivie par une vieille voiture qui flambe et des gens qui tapent sur les rideaux de fer baissés d'échoppes alignées bien droit. Des Tibétains violents ? Pas plus que dans d'autres banlieues... Parce que, chacun le sait, Radio Pékin ne ment pas, jamais, et, promis juré, ces images de magasins chinois saccagés par des «émeutiers tibétains», on vous l'avait bien dit, ce sont «des sauvages, prompts à jouer du couteau ou de la machette» ( !) . «A mort, à abattre sur-le-champ !» s'offusquent des internautes chinois sur la Toile dûment censurée. Et certains dirigeants de renchérir aussitôt publiquement : «Une lutte à mort, la guerre populaire contre les insurgés !» Prélude explicite à la grand-messe olympique pour des jeux d'ores et déjà entachés de sang, et réponse sans équivoque aux appels «à la retenue» si discrètement serinés par les leaders des démocraties tétanisés par les promesses empoisonnées des fils du ciel aux commandes de la plus grande dictature du monde. Car aujourd'hui le Tibet, c'est la démocratie à l'épreuve des JO...
Claude B. Levenson Vient de publier «Tibet la question qui dérange» aux Editions Albin Michel.

Matthieu Ricard : "Après les JO, ce sera fichu, on ne parlera plus du Tibet" Il aurait pu être généticien… mais il a préféré s'exiler sur les hauteurs de l'Himalaya, où il médite et se bat pour l'autonomie du Tibet. Ce proche du dalaï-lama (il traduit ses propos en français) raconte la répression chinoise et la résistance d'une culture obstinément pacifique.

Ce qui se passe vraiment au Tibet - Par Matthieu Ricard - Moine bouddhiste et traducteur du dalaï-lama 14/04/2008 Les trois dernières semaines ont été le théâtre d'un drame que le Tibet n'avait pas connu depuis les émeutes de 1989, qui avaient coûté la vie à 200 Tibétains et conduit à l'imposition de la loi martiale pendant des mois. Comme cela a été le cas il y a quelques jours, le gouvernement chinois avait alors nié avoir ouvert le feu sur les manifestants. Il aura fallu, quelques mois plus tard, que le sang de Tiananmen parle rétrospectivement pour témoigner de celui qui avait été versé à Lhassa.…

JEUX OLYMPIQUES Les déclarations du ministre Kouchner sur la crise au Tibet NOUVELOBS.COM | 18.04.2008 | Voici les déclarations du ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, sur le Tibet depuis le début de la crise, à la mi mars…
1993 : Quand Bernard Kouchner préfaçait un livre sur le Tibet "Tibet, l'envers du décor" (éditions Olizane)

L’Inde tiraillée entre Chine et Tibet. Refuge du dalaï-lama, New Delhi est contraint de ménager son grand voisin.
18/04/2008 La flamme olympique était si étroitement encadrée, hier, pour son passage à New Delhi, que les Indiens ne l’ont vue qu’à la télé. Sous la pression de Pékin, le parcours avait été réduit de 9 kilomètres au départ à moins de 3, avec un policier posté tous les 20 mètres, et l’événement était interdit au public. Motif : la crainte d’attaques de la communauté tibétaine en exil, qui compte plus de 100 000 membres en Inde. Plusieurs centaines d’entre eux ont été arrêtés préventivement ces derniers jours. La paranoïa était telle que les officiels chinois avaient carrément demandé à leurs homologues indiens s’il était possible que les Tibétains visent la flamme depuis les airs, en mongolfière ! …

Au Japon, un temple bouddhiste s'oppose au passage de la flamme olympique
LEMONDE.FR avec AFP | 18.04.08 | Le temple bouddhiste Zenkoji de Nagano, qui devait servir de point de départ au relais de la flamme olympique au Japon le 26 avril, s'est soustrait du parcours à cause de la situation au Tibet, ont annoncé, vendredi 18 avril, les organisateurs. Le temple a justifié sa décision en raison de la "répression" chinoise au Tibet, selon l'agence japonaise Jiji. "Nous avons reçu leur demande de se retirer. Nous respectons la décision du [temple] Zenkoji et allons changer de point de départ", a déclaré le chef du comité d'organisation du relais de Nagano, Kunihiko Shinohara. La ville montagneuse de Nagano, qui avait organisé les Jeux olympiques d'hiver en 1998, avait demandé à ce temple, à l'automne 2007, de servir de point de départ au parcours de 18,5 km de la flamme olympique au Japon. "Nous avions accepté cette demande de tout notre cœur", a expliqué un responsable du temple, mais "la situation a changé... Les moines sont très inquiets [de la situation au Tibet]". "Nous ressentons profondément que nous sommes les mêmes bouddhistes que les Tibétains", a déclaré un moine à l'agence Jiji.
Les autorités japonaises ont suivi avec attention le parcours mouvementé de la flamme des JO de Pékin. Cherchant à améliorer leurs relations avec la Chine, elles se sont engagées à œuvrer "pour empêcher toute action illégale" contre ce relais. Elles ont annoncé mercredi l'annulation du concert qui devait clore le relais dans le stade olympique de Nagano, en raison de craintes pour la sécurité.

La flamme olympique reçue avec les honneurs au Pakistan
LEMONDE.FR avec Reuters | 16.04.08 | Le président pakistanais Pervez Musharraf et son premier ministre Yousaf Raza Gilani reçoivent la flamme olympique à Islamabad, le 16 avril 2008. Des milliers de policiers et de paramilitaires pakistanais ont encadré, mercredi 16 avril, la flamme olympique qui effectuait à Islamabad son retour en Asie après des étapes perturbées en Europe et aux Etats-Unis notamment.
Le Pakistan, allié de la Chine et défenseur du choix de Pékin pour l'organisation des Jeux olympiques, a restreint la cérémonie à son strict minimum, par crainte d'un attentat islamiste. L'événement a été confiné dans l'enceinte du stade Jinnah dont les accès étaient très strictement contrôlés.
Le président pakistanais Pervez Musharraf et son premier ministre Youssouf Raza Gilani ont brandi la torche face à des centaines d'enfants des écoles agitant des drapeaux chinois et pakistanais.

Pékin - Les services préparent la riposte
Au cours d’une réunion de crise du Bureau politique du Parti communiste chinois (PCC) la semaine dernière, le patron de la galaxie des services de sécurité, Zhou Yongkang , ainsi que le responsable à la propagande, Li Changchun , ont assuré qu’il était possible de reprendre la main sur la question tibétaine et redorer le blason de la Chine vis-à-vis de l’opinion publique mondiale, moyennant l’activation de réseaux multiples. (IOL...)

Parcours modifié et tronqué pour la flamme olympique à San Francisco
AP | 10.04.2008 | 00:31
La flamme olympique a débuté sous haute surveillance son parcours à San Francisco: son itinéraire a été modifié et écourté, provoquant un sentiment de confusion et éloignant la torche de milliers de spectateurs et de manifestants qui s'étaient massés sur les quais en prévision de son passage.
Les autorités ont un peu plus tard annoncé que la cérémonie de clôture qui devait être initialement organisée sur la Justin Herman Plaza avait été annulée. Le maire de San Francisco Gavin Newson a expliqué à l'Associated Press que la cérémonie de clôture serait maintenue mais aurait lieu dans un endroit qu'il n'a pas dévoilé.
Ces changements ont été dictés par les inquiétudes liées aux scènes de chaos qui ont accompagné la flamme depuis son départ de Grèce, notamment lors de son étape à Paris. Les forces de sécurité étaient mobilisées en nombre pour éviter toute répétition des incidents pour la seule étape de la torche en Amérique du Nord avant le coup d'envoi des JO de Pékin en août prochain.
A la cérémonie d'ouverture mercredi après-midi à McCovey Cove près du stade de baseball de San Francisco, le premier porteur de la flamme a tenu la torche en l'air avant de partir rapidement vers un entrepôt. La flamme a ensuite disparu des yeux du public pendant environ une demi-heure, le temps d'emprunter, cachée, un itinéraire différent de celui qui était initialement prévu. Elle a réapparu loin des foules et a été remise à deux personnes qui ont entamé le relais.
La confusion entourant le parcours de la flamme avait commencé un peu plus tôt lorsque les autorités avaient annoncé que l'itinéraire d'une dizaine de kilomètres serait réduit de près de moitié.
Des tensions étaient perceptibles avant le début du relais. Des milliers de personnes brandissant des drapeaux chinois et tibétains avaient afflué dans la ville en prévision du passage de la flamme.

Parcours chaotique de la flamme, lundi 7 avril dans Paris.
Pourtant bien encadré, par un déploiement impressionnant des forces de police, le cortège de la flamme a été perturbé à de nombreuses reprises. Des sympathisants de la cause tibétaine ont été molestés pour avoir été en possession d'un drapeau tibétain à proximité du parcours, avant même, d'avoir pu approcher de la zone sensible, alors qu'ils n'avaient aucune attitude hostile ou violente et aucune intention de stopper le cortège. Les rues étaient vidées, pour laisser place à la fête des JO ? Il était difficile d'avoir le cœur à la fête, plutôt une course contre la montre pour le passage d'un flambeau sous haute surveillance. Une torche qui disparaît de plus en plus, à Paris comme à San Francisco, pour ne plus prendre le risque d'associer l'image Olympique de la Chine aux manifestations qui l'accompagnent.
Sur la place du Trocadéro, lieu officiel de la manifestation, des drapeaux tibétains flottaient dans l'air froid. Mais toutes les personnes souhaitant quitter ce périmètre, à l'approche du passage de la flamme, devaient se heurter à des barrages de police. Contrairement à ce que affirment les autorités françaises, le long de l'itinéraire, les fouilles étaient très bien ciblées, et il semble qu'une consigne avait été donnée pour retenir les militants pro tibétains, et aussi pour faire disparaître de la scène, même en dehors de la "bulle" de sécurité du cortège, tout ce qui pouvait ressembler à un drapeau tibétain, y compris tee-shirt, autocollant ou badge ! A croire que les forces de police dans Paris, étaient aux ordres du gouvernement de Pékin ce jour là, dans un espace bien plus large que celui du parcours de la flamme. (NC-10.04.2008)

vu...autour de la flamme le 07/04 Les journalistes ne sont pas épargnés (2mn15) France2
La traversée de Paris par la flammme olympique était sous bonne escorte policière. Comme les manisfestants tibétains, le caméraman, Bruno Girodon a été molesté. jt.france2.fr
Reportage "RETOUR DE FLAMME" ENVOYÉ SPÉCIAL

Reporters sans frontières dénonce des mesures "honteuses" pour protéger la flamme à Paris
Le 5 avril 2008, Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières, a tenu une conférence de presse au siège de l’organisation à Paris pour dénoncer des mesures sécuritaires "honteuses" pour protéger la flamme olympique qui passe à Paris le 7 avril. "32 fourgons de CRS et de gendarmes mobiles, 65 motards, un hélicoptère, des bateaux sur la Seine. Pas même un chef d’Etat n’a cela. Il ne manque plus qu’à demander aux Parisiens de ne pas être dans la rue. C’est le modèle de ce qui s’est fait à Pékin, où seuls des officiels ont accueilli la flamme olympique sur une place Tiananmen vidée de ses passants. Et vous aurez remarqué que c’est le ministre chinois de la Sécurité d’Etat, le responsable de la répression dans le pays, qui était à l’aéroport de Pékin à l’arrivée de la flamme", a affirmé Robert Ménard.
La flamme olympique a débuté son parcours sous très haute surveillance aux alentours de 12 h 30 dans la Tour Eiffel. D’emblée, des milliers de sympathisants de Reporters sans frontières et de la cause tibétaine étaient rassemblés le long du trajet, tandis que trois alpinistes ont déployé un drapeau aux couleurs de la campagne Pékin 2008 sur l’un des piliers de la Tour Eiffel. Les militants ont été violemment interpellés. Les trois alpinistes de la Tour Eiffel ont été délogés par les pompiers et le drapeau, retiré du pilier. Ils ont été libérés après deux heures.
A de multiples reprises, les policiers, très tendus, ont confisqué les fanions, les banderoles de Reporters sans frontières et les exemplaires du quotidien Libération qui avait titré en une : « Libérez les JO », avec en illustration, les cinq menottes disposées en anneaux olympiques. Ces scènes ont notamment eu lieu aux abords du siège de France Télévisions.
Peu avant, des militants de la cause tibétaine ont réussi à éteindre la torche, obligeant les organisateurs à la transférer dans un bus.
Un autre drapeau de Reporters sans frontières a été déployé au troisième étage d’un immeuble de l’avenue des Champs-Elysées où la flamme a été huée par une foule importante. Une banderole a également été accrochée à un immeuble de l’avenue Marceau. A l’hôtel de ville, les opposants au régime chinois ont dépassé en nombre les supporters des Jeux olympiques.
Quatre militants de Reporters sans frontières, dont le secrétaire général Robert Ménard, ont déployé une banderole de 8mx8m sur la façade de Notre Dame à Paris. Des manifestants étaient réunis sur le parvis et scandaient « Liberté en Chine, liberté au Tibet ».
Des voix se sont également fait entendre au sein de la classe politique. Le député Bruno Leroux a expliqué au nom du Parti socialiste que toutes les protestations non-violentes seraient les bienvenues. La chef de file du Mouvement démocrate (Modem) à Paris, Marielle de Sarnez, qui participait aux manifestations, a appelé le gouvernement a avoir une position tranchée sur la question des droits de l’homme. Cinq personnes, dont Mireille Ferri, vice-présidente du conseil régional d’Ile-de-France, et l’élu Vert Sylvain Carel ont été interpellés par la police au cours de multiples incidents qui ont débuté avant même le départ de la flamme. Une quarantaine de députés issus de tous les groupes politiques ont manifesté devant l’Assemblée nationale pour le respect des droits de l’homme au Tibet. Les forces de l’ordre ont, là encore, confisqué les fanions de la campagne Pékin 2008 et les drapeaux tibétains arborés par quelques personnes venues se joindre aux élus.
La flamme n’a plus quitté son bus de l’Assemblée nationale au stade Charléty, où s’est clôt son parcours. Le symbole olympique est entré dans le stade sous les huées. Les forces de l’ordre ont à nouveau confisqué les fanions de Reporters sans frontières et les drapeaux tibétains, ne tolérant que les drapeaux chinois ou les effigies de la compétition (sponsors, logos des Jeux) sur la voie publique. Les opposants au régime chinois qui refusaient de rendre leurs emblèmes ont été immobilisés et menottés.
7.04.2008


Un nouveau témoignage que nous avons reçu sur les évènements au Tibet du vendredi 14 mars

ENQUÊTE : LA SEMAINE QUI ÉBRANLA LE TIBET -
LE MONDE | 03.04.08 | 14h38 • Mis à jour le 03.04.08 | 14h47. Vendredi 14 mars, Lhassa, la capitale du Tibet chinois, s'embrase. Quelle est la séquence d'événements qui a précédé, scandé puis suivi ce "vendredi noir" qui a brutalement projeté le Tibet sur la scène médiatique et diplomatique mondiale et placé la Chine sur la défensive ? Plus de quinze jours après les faits, bien des zones d'ombre persistent. Les témoignages sont partiels. L'intoxication fait écran. L'impossibilité pour la presse de travailler dans des conditions indépendantes dans un Tibet verrouillé par les forces chinoises hypothèque la recherche de la vérité. Après la grande confusion des premiers jours, il est pourtant possible d'y voir un peu plus clair aujourd'hui.

REPORTAGE : Chronique de la répression dans un village d'Amdo - NOUVEL-OBS.COM - Notre correspondante raconte la répression des Tibétains par les autorités chinoises dans un village de la la région d'Amdo, dans la province du Sichuan, à la frontière du Tibet. Tous les faits relatés sont exacts. Ils se déroulent du 15 au 30 mars. Seul le nom de l'auteure a été changé, pour des raisons de sécurité que les lecteurs comprendront.

DIAPORAMA Répression au Tibet sur www.20minutes.fr

La France évite de critiquer la Chine à propos du Tibet 21.03.08 (lemonde.fr). Dans ce qui apparaît comme un souci de préserver son "partenariat stratégique et global" avec Pékin, la France a adopté, face aux événements du Tibet, une attitude en retrait par rapport à d'autres pays européens. Paris n'a pris aucune mesure concrète pour protester contre la pire vague de répression menée par les forces de l'ordre chinoises dans la "région autonome" depuis deux décennies. Un important déploiement militaire se poursuivait, vendredi 21 mars, au Tibet. Le bilan des violences de la semaine écoulée s'élèverait à plusieurs dizaines de morts.

En Inde, les réfugiés tibétains de Dharamsala suivent les troubles heure par heure 21.03.08 (lemonde.fr) Dans tous les bureaux des organisations tibétaines de Dharamsala, la recherche et la diffusion de l'information sur ce qui se passe au Tibet est une priorité.

AFP - liberation.fr 19.03.2008 Selon Pékin, 105 Tibétains se sont rendus après les violences à Lhassa.Des groupes pro-tibétains évoquent, eux, des centaines d'arrestation au Tibet mais aussi dans d'autres régions où vivent des minorités tibétaines.

UN TÉMOIGNAGE DE KATHMANDU…18.03.2008

Un manifestant tibétain escalade l'ambassade de Chine à Paris et remplace le drapeau chinois par le drapeau tibétain 16.03.2008 Marie-Françoise Lamperti, présidente de l’association Agir pour les droits de l’Homme, présente à la manifestation, dit à quel point "cet acte a été un symbole fort pour la reconnaissance du peuple tibétain et un encouragement pour ceux qui luttent à leur côté… Le 18 mars 2008 une délégation de huit députés ont manifesté durant une heure devant l’ambassade de Chine à Paris.

AFP - liberation.fr 13.03.2008 La police indienne arrête 100 exilés en route vers le Tibet. A l'aube, une centaine de policiers ont appréhendé les marcheurs, les ont entassés dans des autobus et les ont renvoyés vers Dharamsala d'où ils étaient partis. Source Photos http://tibetanuprising.org/

TIBET CHINE ACTUALITE 12.03.2008 Une manifestation de moines bouddhistes tibétains à l'occasion du 49e anniversaire de l'exil du dalaï-lama a été rapidement réprimée par la police chinoise, lundi, dans les rues de Lhassa.

PEKIN (AFP) 12.03.2008 La police chinoise a dispersé mardi à coups de gaz lacrymogène une nouvelle manifestation de moines, dont certains ont réclamé l'indépendance du Tibet, pour le deuxième jour consécutif, à Lhassa, a affirmé mercredi Radio Free Asia (RFA).

PEKIN (AFP) 11.03.2008 La Chine a confirmé mardi avoir réprimé une manifestation de moines la veille à Lhassa, la capitale du Tibet, lors du 49e anniversaire du départ forcé du dalaï lama, le chef spirituel des bouddhistes tibétains.

New Dehli (RFI) 11.03.2008 Des Tibétains vivant en Inde ont entamé une marche vers Lhassa, au Tibet, pour marquer le 49e anniversaire du départ en exil du Dalaï Lama. Comme les JO de Pékin approchent, le chef spirituel des bouddhistes a de manière inhabituelle critiqué la « les violations des droits de l’homme commises par la Chine au Tibet ».

Katmandou (Népal) 10.03.2008 Répression d'une manifestation d'éxilés tibétains